Malgré notre climat régional, globalement peu conforme aux exigences habituellement admises ailleurs pour la production du douglas, cette essence a bien résisté, dans notre région, aux sécheresses de ces 30 dernières années. Des mortalités individuelles ont été constatées, mais les mortalités de peuplement sont restées l’exception. L’étude sur les douglas en Pays de la Loire menée en 2011 par le CRPF, avec le soutien de l’Etat (Direction Régionale de l’Alimentation de l’Agriculture et de la Forêt), permet de préciser la place à laquelle le douglas peut raisonnablement prétendre.

Le douglas en Pays de la Loire, c’est possible, avec discernement.

Les douglas ligériens ont donné des résultats honorables voire satisfaisants dès lors que les conditions suivantes étaient réunies :
Climat : une pluviométrie supérieure à 600 mm et un indice d’aridité de la saison de végétation supérieur à 26.
Sol : filtrant, de plus de 50 cm de profondeur, sans hydromorphie. Le choix de ce niveau, même apprécié à la tarière pédologique, permet de garantir une réserve en eau du sol suffisante pour compenser un éventuel déficit de pluviométrie.
Ces conditions de climat soumettent pourtant le douglas à un stress hydrique en moyenne 1 année sur 4. Si cela n’a pas empêché des niveaux de production intéressants, cela fragilise les peuplements et peut conduire, à terme, à des dépérissements plus ou moins prononcés.

Aujourd’hui, avec les changements climatiques, les risques augmentent. Avant de reconduire ou d’installer du douglas en Pays de la Loire, les conditions à retenir doivent donc être plus strictes afin de lui assurer une bonne possibilité de résistance et un niveau de production suffisants.

Reconduite des peuplements existants : la hauteur à un âge donné est l’indicateur le plus sûr. Elle intègre l’adaptation génétique et les facteurs de compensation stationnels qui font qu’un peuplement, hors des conditions définies ci-dessus, donne de bons résultats.
Le niveau de fertilité retenu est celui permettant d'atteindre une hauteur dominante de 28 m à 45 ans. La clé ci-contre fournit ainsi les hauteurs correspondantes atteintes entre 25 et 60 ans. Si la hauteur dominante de votre peuplement se situe au dessus de la valeur indiquée, les douglas peuvent être reconduits avec une prise de risque limitée.
Plus la hauteur de votre peuplement est supérieure à la valeur indiquée, plus la station est propice au douglas.
A l'inverse, une hauteur dominante inférieure au niveau de fertilité égale à 24 m à 45 ans indique des conditions de stations qui rendront le douglas, au minimum, très malheureux.

Vous pouvez consulter le rapport de l'étude menée en 2011