Le bilan du Département de la Santé des Forêts (DSF) pour l'année 2011 met en lumière les principaux problèmes sanitaires observés dans les forêts des Pays de la Loire. L'oïdium du chêne, provoqué par le champignon Erysiphe alphitoides, figure parmi les agents pathogènes les plus suivis cette année-là. Bien que rarement mortel pour les arbres adultes, cet agent mycologique peut affaiblir significativement les jeunes plants et les rejets de taillis, compromettant la régénération des chênaies dans les situations les plus défavorables.
Symptômes et impact de l'oïdium sur les chênaies
L'oïdium du chêne se manifeste par un feutrage blanc poudré sur les jeunes feuilles et les pousses, particulièrement visible au printemps et en été lors des poussées de végétation. Les attaques répétées peuvent entraîner des déformations des rameaux, une réduction de la croissance et un affaiblissement général des jeunes plants. Dans les pépinières forestières et lors des semis naturels, la maladie peut causer des pertes importantes. Les stations à fort hygrométrie et les années à printemps frais et humide favorisent son développement. Retrouvez également Futaie régulière de chêne.
Surveillance et gestion sanitaire des forêts ligériennes
Le réseau de surveillance du DSF mobilise chaque année des observateurs terrain qui effectuent des relevés sur des placettes permanentes et des itinéraires de surveillance. Les données collectées permettent d'établir des cartes de risque sanitaire et d'alerter les propriétaires forestiers sur les problèmes émergents. Le CRPF Pays de la Loire relaie ces informations auprès de ses adhérents et propose des fiches de diagnostic pour aider les propriétaires à identifier les symptômes préoccupants sur leurs parcelles. Une détection précoce reste le meilleur moyen de limiter l'impact des agents pathogènes sur les peuplements forestiers.









