Le puceron lanigère : reconnaître et limiter les dégâts

Le puceron lanigère se repère sans hésitation : des amas blancs, floconneux, ressemblant à du coton, agglutinés sur l'écorce des jeunes rameaux, à l'aisselle des branches ou sur les plaies. Cette sécrétion cireuse, produite par les insectes pour se protéger, est le signe le plus visible de leur présence.

Comment il agit

Les pucerons piquent l'écorce pour prélever la sève élaborée. Les piqûres répétées provoquent des boursouflures, puis des crevasses qui déforment le rameau et ouvrent la porte aux champignons de faiblesse. Sur un sujet jeune, une colonie importante ralentit nettement la croissance. Les insectes rejettent en outre un miellat sucré sur lequel se développe un champignon noir, la fumagine, qui recouvre l'écorce et les feuilles d'un dépôt sombre et gêne la photosynthèse.

Ce qui aggrave et ce qui limite

Les colonies s'installent préférentiellement sur des sujets déjà affaiblis, en particulier les jeunes plants stressés par une reprise difficile ou une sécheresse. Elles prospèrent sur les blessures, ce qui relie directement la qualité de l'élagage au risque d'infestation. À l'inverse, un cortège d'auxiliaires régule naturellement les populations : coccinelles, syrphes, chrysopes et surtout de petites guêpes parasitoïdes qui pondent dans les pucerons. Ce contrôle biologique suffit dans la grande majorité des situations forestières, et il s'installe d'autant mieux que le peuplement comporte des lisières et un sous-étage fleuri, où ces auxiliaires trouvent nectar et abri.

Quand intervenir

Presque jamais en peuplement établi. Le rapport entre le coût d'un traitement et le dommage réel n'est pas favorable, et la destruction des auxiliaires aggrave généralement le problème l'année suivante. La situation qui justifie une action est celle d'une plantation jeune fortement colonisée, où l'on interviendra d'abord sur les causes : vérifier la reprise, alléger la concurrence, soigner les plaies d'élagage. Les autres atteintes de la même essence sont décrites dans les maladies et ravageurs du peuplier, et la technique de coupe dans l'élagage du peuplier.

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