Le bois mort : un trésor écologique à conserver en forêt privée

Le bois mort est devenu en quelques décennies un indicateur clé de la naturalité et de la biodiversité des forêts. Longtemps systématiquement évacué des peuplements pour des raisons phytosanitaires, il est aujourd'hui reconnu comme un habitat irremplaçable pour des milliers d'espèces : coléoptères saproxyliques, champignons lignicoles, lichens, mousses, oiseaux cavernicoles et mammifères troglodytes.

Différents types de bois mort et communautés d'espèces associées

Le bois mort se rencontre sous plusieurs formes : arbres morts sur pied (volis, chablis non renversés), arbres renversés au sol à différents stades de décomposition, souches, branches mortes en cime. Chaque stade de décomposition accueille une communauté d'espèces différente. Le grand capricorne, la cétoine dorée ou les pics exploitent préférentiellement les gros bois morts de chêne à un stade précoce de décomposition. Retrouvez également gestion sylvicole dans un massif Natura 2000.

La quantité recommandée de bois mort en forêt varie selon les référentiels : les gestionnaires forestiers certifiés PEFC s'engagent à maintenir un minimum de 5 à 10 m3/ha dans leurs peuplements. Le CRPF Pays de la Loire vous aide à identifier le bois mort forêt présent sur vos parcelles, à distinguer les situations à risque phytosanitaire réel des bois morts bénéfiques, et à intégrer leur gestion dans votre document de gestion pour concilier production et biodiversité.

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