Le bois de chauffage est le débouché le plus accessible pour un petit propriétaire, et celui où les malentendus sont les plus fréquents, faute de vocabulaire commun entre vendeur et acheteur.
Le stère n'est pas un mètre cube
Un stère désigne un mètre cube apparent de bois empilé en rondins d'un mètre, vides compris. Il ne contient donc qu'environ soixante à soixante-dix pour cent de bois réel, le reste étant de l'air entre les bûches. Surtout, le volume apparent diminue quand on raccourcit les bûches : un stère refendu en bûches de cinquante centimètres n'occupe plus qu'environ quatre-vingts pour cent du volume initial, et environ soixante à soixante-dix pour cent en bûches de trente-trois. Un prix annoncé au stère sans préciser la longueur ne veut donc rien dire, et c'est la source principale des désaccords.
L'humidité vaut plus que l'essence
Un bois fraîchement abattu contient environ la moitié de son poids en eau. Brûlé dans cet état, il dégage nettement moins de chaleur, puisqu'une part de l'énergie sert à évaporer l'eau, et il encrasse le conduit en produisant des dépôts qui augmentent le risque de feu de cheminée. Un bois de chauffage correct est sous vingt pour cent d'humidité, ce qui demande de dix-huit à vingt-quatre mois de séchage sous abri ventilé, fendu, et non pas simplement bâché au sol.
Le choix des essences
Les feuillus durs, chêne, hêtre, charme, frêne, offrent la meilleure densité énergétique par volume et une combustion lente. Les feuillus tendres et les résineux chauffent aussi bien à masse égale, mais leur faible densité oblige à manipuler beaucoup plus de volume, et les résineux encrassent davantage. Le châtaignier éclate en brûlant et convient mal aux foyers ouverts. La conduite du taillis qui fournit ce bois est décrite dans le taillis de châtaignier, et le débouché en plaquettes dans les plaquettes de châtaignier.





