Le peuplier ne se plante pas en semis mais en boutures ou en plançons issus de clones sélectionnés. Chaque cultivar est donc génétiquement identique à l'ensemble de ses congénères, ce qui donne des peuplements d'une régularité remarquable et, en contrepartie, une vulnérabilité commune à un même agent pathogène.
Ce qui différencie un cultivar d'un autre
Trois caractères comptent en pratique. La vitesse de croissance et la forme du houppier d'abord, qui déterminent la densité de plantation et l'âge de récolte. La sensibilité aux maladies foliaires ensuite, en particulier la rouille, qui provoque une défoliation précoce et fait perdre plusieurs années de croissance sans tuer l'arbre. Les exigences de station enfin : certains cultivars tolèrent un engorgement temporaire, d'autres pas du tout, et aucun n'accepte la sécheresse estivale prolongée.
Le problème de la monoculture clonale
Planter une parcelle entière avec un seul clone revient à parier que rien ne le rendra vulnérable pendant vingt ans. L'histoire de la populiculture montre que ce pari se perd régulièrement : plusieurs cultivars très répandus ont dû être abandonnés en quelques années après l'apparition d'une souche de rouille capable de contourner leur résistance. La parade est simple et peu coûteuse : mélanger deux ou trois cultivars sur une même parcelle, ou au moins sur une même propriété.
Comment choisir concrètement
La liste des cultivars autorisés à la commercialisation évolue, certains étant retirés lorsque leur résistance s'effondre. Il faut donc se fier à la liste en vigueur au moment de la plantation plutôt qu'à l'expérience d'un voisin ayant planté quinze ans plus tôt. Et vérifier la provenance du matériel : un plant vendu sans étiquette de certification n'offre aucune garantie sur son identité clonale. Les aspects économiques sont détaillés dans le coût d'une plantation de peupliers, la mise en œuvre dans réussir sa plantation de peupliers, et les risques sanitaires dans les maladies et ravageurs du peuplier.





